C’est une réaction inconsciente à ce que nous vivons. Dès lors, nous accordons beaucoup d’importance pour maintenir l’image que les autres projettent sur nous dès que celles çi nous apportent de l’attention et de l’amour.
Puis, nous nous entraînons à stabilisées ces images jusqu’à croire qu’elles sont vraies nous concernant, et nous nous jugeons les uns et les autres en rapport à ces images de perfection.
Dans le livre "les 4 accords Toltèques" de Don Miguel Ruiz, il parle de domestication. Il souligne le fait que nous avons été comme des animaux à qui l’on a appris les notions de bien et de mal, et qu’à coup de punitions ou de récompenses, notre comportement fut modifié.
Nous investissons notre foie en ces images et ces croyances parce q’elles nous semblent vraies. Toute notre énergie est investie dans ces croyances, nous défendons becs et ongles nos opinions quitte à engendrer des conflits, nous jugeons les gens qui ne pensent et qui n’agissent pas comme nous, et pour finir, dès que nous ne correspondant plus à ces images, nous nous jugeons et nous nous culpabilisons.
Notre cerveau ayant enregistré "un programme" de fonctionnement, celui çi se met à diriger notre vie et notre perception. C’est donc ce rêve là qui nous dirige. La liberté voudrait que nous dirigions le rêve de notre vie, mais c’est le contraire qui se produit. C’est le rêve de notre famille, de nos proche, de notre société, bref de toute la planète qui capte notre attention, et qui nous rend ensuite esclave.
Lors des stages de chamanisme Toltèque que j’organise, nous travaillons en premier lieu "la maîtrise de l’attention" (voir aussi livre "La pratique de la voie Toltèque " de Don Miguel Ruiz) et nous exerçons un inventaire complet et détaillé des croyances qui régissent notre vie, et ce, dans chaque domaine de l’existence.
C’est la première étape d’un processus de libération vers le bonheur.
Nous constatons lors de ce travail que nous sommes en permanence sur un contrôle de notre image. Il en résulte que nous portons des masques et nous souffrons d’un manque réel d’authenticité.
Puisque nous ne percevons le monde qu’à travers nos propres yeux, nous croyons que "notre programme" sera le même pour les autres. Or, ces images de perfections sont impossibles à réalisées et ne sont pas la vérité. Comme nous jugeons les autres sur ce qu’ils sont, nous avons peur d’être jugés à notre tour. Alors, nous portons des masques dans notre comportement sur ce que nous ne voudrions pas que les autres voient.
Nous ne sommes pas clairs dans nos relations parce que nous croyons que les autres nous jugent tels que nous nous les jugeons.
Lors de ma pratique en tant que professeur de théâtre d’improvisation, j’ai souvent vu chez les élèves de grands blocages sur le contrôle de leurs images. Les blocages de la peur du ridicule lorsqu’il faut expérimenter un personnage nouveau vont parfois jusqu’aux larmes ou une paralysie totale pour certains participants !!!
C’est là que l’on voit à quel point nous pouvons nous accorder de l’importance. Le regard des autres, leurs jugements, tout cela entrave notre authenticité et notre liberté d’être qui nous sommes vraiment.
Imaginez quelques instants si vous pouviez vivre naturellement, sans avoir besoin de l’opinion des gens que vous aimez, sans vous barricader ou ressentir de la culpabilité sous leurs reproches ou leurs déceptions.
Je pense que le problème central est que nous nous croyons trop important. Nous sommes d’un égocentrisme remarquable.
Dans notre société occidentale, l’image extérieure à une importance capitale. L’esthétique, les critères de beauté, notre façon de parler ou de nous comporter sont autant de codes pour s’intégrer. Je ne compte plus les stages de relooking, prise de parole, et toute cette course sur la nouvelle mode qui vous rendra encore plus beau que ce que vous n’êtes vraiment...
J’ai même été horrifié récemment suite à un reportage ou je découvrait qu’en chine, certaines femmes se font scier les jambes pour se faire implanter un système leur permettant d’écarter chaque jours leurs os, pour prendre quelques centimètres de plus et avoir ainsi plus de chances de trouver un emploi !!!
Dans le livre "Rencontre avec le nagual" de Armando Torres, on découvre à travers l’expérience de Carlos Castaneda la lutte permanente contre son importance personnelle, il va jusqu’à vivre sans miroirs et ne plus avoir l’idée de son apparence. Don Juan, son maître spirituel lui fait subir de nombreuses humiliations afin qu’il puisse parvenir à casser son ego.
Sans entrer dans de telles extrémités, je me suis aperçu après un examen de moi même que je faisais de nombreuses choses pour me faire accepter, pour être aimé, avoir la reconnaissance de mes amis, de ma famille, de mon patron, de mes collègues, et que tout se rapportait systématiquement à moi !
Si quelqu’un n’était pas du même avis que moi ou qu’il m’injuriait ou me faisait des reproches, je prenais tout à coeur, je dépensais une énergie folle à me justifier et à vouloir absolument contrôler la situation ou ce que les autres pensaient de moi.
Au final, j’étais malheureux parce que quoi que je fasse, je ne pouvais de toutes façons pas correspondre à mon propre modèle car il était bien trop inaccessible. Mais je vis aussi que je ne pouvais pas correspondre à celui des autres car ce modèle change d’un individu à un autre (même si dans une même société beaucoup de valeurs ce sont accordées).
Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.
L’un de mes premiers exercices sur la route du bonheur fut d’accepter l’idée que je n’était pas indispensable !
Travaillant dans le monde du spectacle, et étant directeur d’une école de plus de 150 élèves et 3 salariés, j’avais l’impression que la terre s’arrêterait de tournée si je tombais malade ou que je sois absent.
Une nuit, je fut réveillé par une expérience des plus douloureuses. Je me réveilla et ressenti une douleurs intense qui partait du haut de mon rein droit et qui descendait jusqu’au parties génitale. J’étais en train de faire des calculs rénaux (à noter que le terme de la maladie "calcul" correspondait bien à mon comportement vis à vis de l’image de moi même). Je fut transporté à l’hôpital et mis sous morphine due à la douleurs et je dus rester dans cet état environ deux semaines sans pouvoir travailler.
Cette expérience me montra que les autres se débrouillait très bien sans moi d’une part, mais d’un autre côté, bons nombre de jaloux en avaient profité pour me causer du tord dans mon entreprise par différentes choses qui seraient longues et hors sujet à ce livre.
Lorsque je suis rentré, j’ai été à la fois déçu de constater ce fonctionnement humain ou j’ai pu ressentir de la trahison, mais aussi, je me suis enfin rendu compte que finalement, il était tout à fait possible de se passer de moi puisque mon poste était autant convoité !!!
Accepter l’idée de ne pas avoir raison
La deuxième étape était celle de m’efforcer à capituler dans les conversations.
Je brûlais souvent d’un désir ardent de partager mes connaissances dans le développement personnel, et souvent, lorsque je rencontrais une personne qui m’étais chère et qui rencontrait une difficulté, je l’a bombardais de conseils. J’en ressortais souvent déçu car maglrès tout, la personne continuait dans son fonctionnement négatif, et je ressentais une grande colère ou frustration de ne pas avoir pu l’aider. Je finissais par me dire que cette personne se complaisait dans ses problèmes, et j’émettait des jugements.
En réalité, après un examen plus approfondi sur ma déception, je me rendis à l’évidence. J’étais frustré de ne pas avoir pu satisfaire mon orgueil et mon égocentrisme. Mon aide n’était finalement qu’un subterfuge de mon égo pour se placer en tant que sauveur !
Lors de ma formation en PNL, j’ai beaucoup aimé l’un des principes de bases eryksonnien qui tend à dire qu’il n’y a pas de "résistances".
Un organisme vivant fait ce qui lui semble être le meilleur pour lui en fonction des circonstances qui l’entoure. Cela place le thérapeute sur un terrain d’égalité et de compréhension. Toute attitude négative à une fonction positive, ce qui veut dire que la personne qui se trouve dans un comportement néfaste pour elle même y trouve un avantage, sinon elle l’aurait déjà arrêtée.
La PNL à pour "métamodèle" de ne pas guider l’autre en fonction de notre propre carte du monde (terme employé en PNL, mais on pourrait dire conditionnement), mais en posant les questions qui lui permettront de clarifier son comportement.
Le postulat de base est le fait que chaque personne possède en elle même les ressources.
Je trouves cela très intéressant pour les professions d’aide car il permet un réel détachement de l’ego et une écoute beaucoup plus active sur l’autre.
En chamanisme, j’ai appris à voir la perfection du monde et à faire confiance à 100% au processus créateur.
La source universelle d’amour (que l’on pourrait appelé Dieu), est si puissante qu’aucune chose ne pourrait aller à l’encontre de sa volonté. N’est ce pas la preuve d’une immense importance personnelle que nous nous octroyons de croire que nous pouvons être des pécheurs, et faire des choses qui pourraient offenser la plus grande source d’amour inconditionnelle.
J’apprends à ne plus voir avec mes yeux, ni avec ma raison. J’ai confiance en la vie. J’ai confiance en la source d’amour créatrice. Et je sais que je ne peux pas changer les gens ou les choses qui m’entourent. Je m’accepte et j’apprends à m’amer tel que je suis. Je n’ai plus besoin d’avoir l’accords des personnes qui m’aiment et je n’ai plus besoin de leurs opinions pour réaliser mes rêves. A quoi cela pourrait il bien me servir puisqu’il s’agirait de leurs propres conditionnement ? Cela pourrait au final me faire bien plus de mal.
J’apprends aussi à ne plus chercher à prouver quoi que ce soit et à vivre avec une authenticité et une liberté profonde. Au moins, on m’aime pour ce que je suis réellement, alors qu’avant j’étais aimé pour l’image que je voulais montrer, ce qui me faisais perdre la totalité de ma confiance en moi. J’apprends à voir avec mon coeur car je sais que la vie est le plus beau des cadeaux, et que la peur est ce qui nous empêche de la savourer pleinement.
J’apprends à faire moins attention à mon apparence. Notre corps vieillit. C’est inéluctable. Passer tant d’heures et dépenser tant d’énergie à nous regarder et nous habiller des vêtements si coûteux. Les fleurs des champs n’ont absolument aucune idée de ce à quoi elles ressemblent. Ne sont elles pas parfaites ? La nature les as dotés des plus beaux atours. Je suis reconnaissances pour mon corps et tout ce qu’il fait pour moi chaque jours. Je n’accorde plus d’importance sur l’image que je peux avoir puisque je sais qu’elle ne sera emmenée qu’à dépérir. Alors j’estime que je suis beau. Et pour ne pas entrer dans des excès de négligence, si je passe du temps à me préparer, c’est comme un rituel sacré ou j’embellis et où je prends soin du temple qui abrite mon âme.
Ou en êtes vous concernant votre importance personnelle ?
Vous sentez vous blessé pas le jugements des autres ?
A quelles occasions avez vous besoin de l’avis de vos proches ?
Pourquoi ?
Vous mettez vous en colère pour défendre vos opinions ?
Quelles sont les moments ou vous portez des masques ?
Pourquoi ?
Y a t’il un domaine (affectif, professionnel, amical) ou vous vous croyez indispensable ?
Pourquoi ?
A quels moments ressentez vous le besoin de "contrôle" ?
Quelle quantité d’énergie ou d’argent dépensez vous pour votre apparence ?
Que se passerait il si vous vous montriez tel que vous êtes réellement ?
Que ressentirez vous si l’on vous aimait tels que vous êtes ?
Croyez vous que les personnes qui vous rejetteraient sont des personnes qui vous aime vraiment ?
Qu’est ce qui à le plus d’importance dans votre vie ?
Pourquoi ?