Le Samedi 23 février & le Samedi 13 mars 2010 dans la Drôme
Article rédigé le : mardi 23 février 2010, par charazani
La Marche de Taruka aura lieu le Samedi 27 février 2010, de 10h à 17h, sur le site d’Aleyrac en Drôme provençale, à deux heures de route de Lyon et une heure 15 d’Avignon. Une autre date est également prévue pour le Samedi 13 mars 2010, dans les mêmes conditions.
¿Imaninantataq Taruka puriy ? Qu’est-ce donc que la Marche de Taruka ? Il s’agit d’une Marche de Pouvoir placée sous le signe du cerf, Taruka en langue quechua.
Rendez-vous est pris aux ruines du prieuré roman de Notre-Dame la Brune, où se trouve une célèbre "source miraculeuse". À pied, nous nous rendrons jusqu’aux terres du Dragon où se trouve la Juncha, le lieu sacré du feu. Nous y célèbrerons un petit rituel de dédicace selon la tradition des lieux, avant de poursuivre notre route vers la Gueule du Dragon, petit aven facile d’accès, situé au coeur de la forêt à une heure de marche. Chacun extraira de ce monde souterrain une graine qu’il ramènera à la surface, et plus particulièrement ce genre de graine qui donne toujours l’impression d’être prête à germer, mais dont la floraison se fait attendre depuis trop longtemps. Au cours de la journée et en fonction des participants, Jean-Luc Colnot (dont le nom adoptif chez les kallawaya est don Juanito Quispe) présentera quelques unes des merveilles du trésor du Dragon, dont la Magie Inconnue, ainsi que la tradition andine.
Silencieuse, La Marche de Taruka inclut des pratiques et exercices ingénieux et simples, permettant de découvrir les trois punkus, les trois portes du corps : bas-ventre, estomac-coeur et cou-tête. Cette Marche de Pouvoir est un itinéraire vers le Sumac Kawsay, le Bien-Vivre, la plus parfaite interaction possible avec l’environnement.
La première porte (punku) est celle qui part du dessous du nombril et descend jusqu’aux pieds. Elle correspond au monde souterrain (uku pacha), aux instincts, à ce qui n’a pas encore germé, au potentiel, au royaume des morts et de ce qui est encore à naître. Elle développe les vertus liées à Munay, l’amour. On peut aussi traduire Munay par volonté. Cependant, il ne s’agit pas d’un vouloir cérébral, forcé et crispé. C’est quelque chose qui est de l’ordre de l’instinct naturel. La volonté qu’a la fleur de s’ouvrir est munay, la volonté qu’a la vigne de porter ses fruits est Munay. La volonté qu’a le soleil de briller est Munay. Munay est la parfaite adéquation d’un être à son rôle dans le monde. Munay est ce pour quoi l’on est vraiment fait. A-t-on parfois le sentiment de ne pas être à sa place, là où l’on est ? On trouvera alors d’immenses ressources dans le travail d’enracinement que propose la première porte du corps, Munay Punku. Cette porte trouve un écho dans le cerveau reptilien et l’animal auquel elle correspond est le serpent.
La seconde porte (punku) occupe la zone de l’estomac et du coeur, deux organes qui ne se reposent jamais. Elle correspond au monde d’ici et maintenant, le kay pacha. L’un de ses domaines privilégiés est le sentiment, intermédiaire entre le sentir (monde d’en-bas) et le savoir (monde d’en-haut). Cette seconde porte constitue d’ailleurs un point de convergence entre les deux mondes extrêmes, l’interne et l’externe, le bas et le haut. Elle épanouit les vertus liées à Ruway, le faire, l’agir. Cette vertu est significative d’un certain travail, ouvrage d’équilibre certes, mais aussi d’équilibriste, puisque l’on ose y jouer sur la valeur créative des déséquilibres, qui mettent toutes choses en mouvement. Ruway équivaut à accomplir et réaliser. On nomme cette deuxième porte, "la porte du faire", Ruway punku. Elle se reflète en écho dans le système lymbique, et l’animal auquel elle correspond est le félin, et plus particulièrement le puma.
Couvrant l’espace des clavicules au sommet de la tête, la troisième porte (punku) correspond au monde d’en-haut, le hanan-pacha, dont le domaine est celui des abstractions, de la sagesse et de la compréhension. Elle développe les vertus liées à Yachay, qui signifie connaître. Ici s’épanouit l’habileté du penser tout autant que du non-penser. S’y déploie, tel un art, la vision précise et panoramique, la décision et l’attitude juste, la parole intelligente qui va dans le sens du vaste et vaillant Allin Kawsay, la "splendide existence" autrement nommée Sumaq Kawsay, le Bien-Vivre. Pleine de cette dignité d’être au monde, la troisième porte, qui est la "porte de la connaissance", Yachay punku, a une correspondance dans le neo-cortex. Son animal est l’oiseau, et plus particulièrement le Condor.
Les bois de la Taruka commencent désormais à pousser, à s’élancer vers le ciel, tandis qu’elle est guidée par les trois vertus de Munay, Ruway et Yachay (l’amour, l’action et la connaissance). Ses bois ne sont plus seulement un symbole ou de simples cornes, mais un outil opératif de reliance au monde, de plongée télépathique dans l’espace libre et ouvert de la vie. Et plus le cerf marche de son pas élégant, flairant l’air vif des montagnes et les fragrances de l’humus, s’épanouissant à toute vibrante sensorialité, plus ses bois se développent. Ils deviennent alors des antennes sensibles et intuitives, à la fois émettrices et réceptrices du illa, force cosmique grosse de cette clarté émanée du hanan pacha. Le magnifique rayonnement du illa est ressenti comme une bénédiction.
La réservation est obligatoire. Prévoir un repas tiré du sac, des chaussures de marche et des vêtements de saison. Contribution de 15 euros destinée à la réfection du lieu (Terre du Dragon). Pour tout renseignement pratique complémentaire, vous pouvez nous contacter par mail à hote-cerf@magick-instinct.org ou par téléphone au 04 75 90 11 96.
Vous pouvez également consulter les sites internet suivants :
Maestro kallawaya Don Grover Quispe
Maestro kallawaya Don Juanito Quispe
Videos de rituels kallawaya en France et en Bolivie
Video de l’UNESCO sur les kallawaya