L’appel du voyage Il nous faut des espaces d’un dépaysement inouï
Des lieux de voyages intérieurs, des espaces de ré enchantement, des cosmodromes, des « psychodromes », des gares de départ vers les émerveillements dont ont soif et faim nos âmes et que les drogues licites et illicites n’arrivent à apaiser. Nos quotidiens souvent pathogènes et l’abrutissement par la transe consumériste peuvent être contrebalancé par la transe véritable, celle à laquelle s’abreuve encore les peuples enfants de la terre et dont ont soif nos âmes niées qui hurle au fond de nous : écoutez moi !!!
Lascaux, Stonehenge, c’est toujours nous.
Les peuples premiers longtemps vue comme un stade inférieur de l’humanité, se révèlent être non plus une voie antérieure de l’humanité mais une voie parallèle.
L’Afrique est pleine de Picasso, l’amazonie pleine de Flemming ; Les hayahuesqueros sont les Einstein de la conscience. Des Freud aux ailes dorés resplendissant des fluides brillants de la vie que nos cécités matérialistes ne commence qu’a peine à entrevoir.
Le sommet de notre technologie et de notre science découvre toute la sagesse et la connaissance de ces « techniciens de l’âme » qui par des moyens nous dépassant, se sont ouvert des chemins vers des savoirs que nous nous empressons de dérober pour toujours plus de profit. L’industrie pharmaceutique ne s’y trompe pas en envoyant des marées d’Ethnobotanistes récupérer à moindre frais, de nouvelles substances thérapeutiques commercialisable.
Mais cela n’est rien par rapport au véritable trésor, la braise qui couve, gardée avec sagesse par ses gardiens de la terre. Les clés des voyages intérieurs que chacun de nous peut faire vers ces autres mondes que la pointe de la science commence à découvrir.
Mais la bas n’est pas loin de nous. La bas est là, si près. Tous, quelque part en nous, même nous les plus mentaux, les plus coupés des dimensions de l’âme, possédons les portes vers ces autres mondes qui n’attendent que notre retour, ou notre venue. Des portes dont l’acces fut longtemps gardées par les guerriers pervertis d’un message d’amour. Des mondes dont la simple évocation nous jetait aux bûchers, des mondes autour desquels des millénaires de religions moralisatrices, misogyne, xénophobe, homophobe, naturophobe ont érigés un mur de torture, de peurs, de flammes. Des mondes dont à présent le rationalisme tente de encore de nous couper en le pathologisant.
La folie n’est pas là mais bel et bien dans les actes de destructions que nous perpétrons sur la seule et unique demeure que nous aillons : la terre. Dans les guerres et les technologies perverses qui la servent.
Il est temps de retrouver notre héritage. Il est temps de commencer ces voyages, dont nos fringales touristiques, ne sont que l’ombre.
Nous sommes plus que ce que l’on a tenté de nous imposer comme vision de nous même. Le monde est plus vaste et plus beau que nous n’avons pu, jusqu’ici, en rêver.
Sid Arta
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