Par Johanne RAZANAMAHAY et Christian Tal SCHALLER
mardi 14 septembre 2010, par Eric Marchal
Paru en mai 2010, en réédition de Vivre sa colère sans violence :
Editions Marco Pietteur
A N N E X E 3 (nouveau !)
Une saine gestion des émotions permet l’ouverture du cerveau droit, ce qui donne la possibilité à tout un chacun de devenir chamane, c’est-à-dire de pouvoir voyager dans les mondes qui existent au-delà du monde matériel. Ainsi naît une spiritualité authentique, qui n’est plus affaire de croyances religieuses mais d’une expérience vécue des mondes spirituels. À notre époque où l’on voit chaque jour plus clairement la faillite de la civilisation moderne qui mène à la destruction de toute forme de vie, le chamanisme vit une formidable renaissance parce qu’il permet une réconciliation avec le peuple animal (Voir Rétablir l’harmonie avec le peuple animal), avec toute l’humanité, avec aussi le peuples des minéraux et des plantes et avec les habitants des sphères célestes. (Voir L’Univers des chamanes, Debout Petits Dieux, et Entrez dans les mondes de lumière).
Depuis la première édition de ce livre, le monde a progressé. La prise de conscience de l’importance de la gestion des émotions s’est accentuée dans de nombreux pays et bien des sociétés industrielles se sont ouvertes à une nouvelle « culture d’entreprise » qui s’occupe du bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel des collaborateurs qui les font vivre. De plus en plus de gens ont compris le concept de « l’intelligence émotionnelle » et s’efforcent de vivre sans réprimer leurs émotions ni les déverser sur les autres ! Dans nos stages, nous voyons avec une joie immense des personnes de tous âges et de tous milieux devenir « émotionnellement conscientes » et commencer une nouvelle vie tissée d’harmonie, de santé et de créativité. Ils comprennent qu’il est possible de ne plus réprimer leurs émotions en les enfouissant dans leur corps ni les laisser sortir d’eux sous forme de violence extérieure. Ils laissent les émotions couler à travers leur corps, hors de la vue de leurs proches, et s’aperçoivent qu’en quelques minutes ils peuvent retrouver leur calme et leur joie de vivre.
Du coup ils se libèrent de la tyrannie du cerveau gauche, qui veut toujours tout contrôler, et ouvrent leur cerveau droit et ainsi leur contact avec les mondes spirituels s’accroît de jour en jour. Ils deviennent des chamanes, c’est-à-dire des êtres capables de voyager dans d’autres mondes que le monde matériel. Au niveau individuel comme au niveau collectif, peu à peu le monde sérieux du cerveau gauche fait place au monde pacifique du cerveau droit et les valeurs féminines remplacent les valeurs masculines. De grands savants, dont le Prix Nobel de médecine John Eccles, ont reconnu que notre conscience peut subsister indépendamment de notre corps et donc de notre cerveau.
Dans « La Divine Connection », le docteur Melvin Morse, pédiatre américain, arrive à formuler la thèse que notre mémoire n’est pas dans notre cerveau mais dans une dimension non matérielle de la vie. Pour lui, c’est le lobe temporal du cerveau droit qui nous permet de communiquer avec la « banque de données universelles » et d’entrer en relation avec les mondes spirituels. Au début, le docteur Morse s’est intéressé à des enfants gravement malades qui avaient fait des expériences au seuil de la mort (ce qu’on appelle Near Death Experience ou NDE en anglais) puis il se tourna vers les régressions dans les vies antérieures (voir Vous avez vécu tant de vies de Ch. Tal Schaller), les études des parapsychologues et des physiciens quantiques qui sont tous arrivés à la même conclusion : l’homme n’est pas un être de matière seulement, il est aussi, et avant tout, un être spirituel ! Et Melvin Morse d’ajouter : « Le défi consiste maintenant à faire ce que les mystiques, les guérisseurs et les enfants au seuil de la mort ont réussi : apprendre à connecter le côté rationnel et le côté spirituel de leur cerveau ».
Pour mieux comprendre les rapports entre le monde matériel et les mondes spirituels, utilisons une image : imaginez une personne debout dans bassin, avec de l’eau jusqu’à la hauteur des chevilles. L’eau, qui est plus dense que l’air, représente le monde matériel et l’air, qui est plus léger, joue de rôle de monde spirituel. Le personnage qui a les pieds dans l’eau est l’âme, l’être spirituel et les pieds sont son corps physique L’être spirituel a des yeux et peut regarder ses pieds dans l’eau. Par contre les pieds, dans l’eau, ne peuvent pas voir le corps spirituel et n’en ont pas conscience. Le corps spirituel peut voir tous les autres corps spirituels autour de lui ainsi que leurs pieds (leurs corps physiques) dans l’eau mais les pieds ne le savent pas puisqu’ils sont cantonnés au monde matériel. Lorsque le corps spirituel décide de retirer son pied hors de l’eau, on appelle cela mourir, et lorsqu’il décide de le reposer dans l’eau on nomme cela naître !
Cette image nous enseigne ce que nous avons à apprendre : devenir conscient de la totalité de notre être, qui est à la fois matériel et spirituel. Pour illustrer cela nous allons prendre trois exemples : un négatif tout d’abord, celui de la psychiatrie classique, puis deux positifs, celui d’une neuroanatomiste qui découvre les extraordinaires facultés du cerveau droit et celui des chamanes, qui utilisent leur cerveau droit depuis des millénaires pour sortir du monde de la peur et entrer dans les mondes de lumière et d’amour.
LA PSYCHIATRIE MATÉRIALISTE : UNE VRAIE FOLIE !
Un documentaire américain intitulé « Psychiatrie, une industrie de mort » et produit par la Citizen Commission for Human Rights (CCHR) fait grand bruit aux États-Unis. Il montre qu’il y a cent ans, dans les asiles d’aliénés, on voyait des patients enchaînés ou ligotés dans des camisoles de force, battus ou soumis à des jets d’eau glacée, enfermés des cages et privés de tous droits et de tout protection légale, vivant dans des conditions pire que celle des criminels des prisons alors qu’ils n’avaient commis aucun crime, transgressé aucune loi. Les psychiatres étaient tout puissants. Ils pouvaient utiliser tous les moyens qu’ils inventaient pour soumettre leurs patients afin que ceuxci perdent toute individualité et ne soient plus que des zombies apathiques et obéissants. La plupart des « traitements psychiatriques » n’étaient rien d’autre que de la torture sous différentes formes. Le docteur Benjamin Rush, considéré comme le père de la psychiatrie américaine, publia le premier traité de psychiatrie en 1812, dans lequel il expliquait que la masturbation était la cause la folie. Il préconisait de vider les malades des quatre cinquièmes de leur sang pour calmer le cerveau, de cautériser les organes génitaux ou de les immobiliser dans du plâtre, d’attacher les patients dans des « chaises de contention » dans lesquelles ils ne pouvaient pas bouger.
Les psychiatres firent toutes sortes d’expériences avec les malades qui servirent de cobayes pour des traitements bizarres et cruels. Puis ce fut le mode de la psychochirurgie. Egas Moniz, un professeur portugais eut le prix Nobel en 1949 pour ses études sur la lobotomie : l’ablation du lobe frontal rendait les malades dociles et calmes. On estime à plus de 113.000 le nombre de lobotomies qui furent pratiquées dans le monde, rendant les « fous » totalement apathiques et sans plus aucune individualité. En 1938, le psychiatre italien Ugo Cerletti inventa les électrochocs, qui devinrent, pendant des années, le nec plus ultra des traitements psychiatriques. Le célèbre écrivain Ernest Hemingway, à sa sortie de la clinique Mayo où il avait reçu 20 électrochocs, se suicida. Bien qu’aucune étude n’ait jamais montré que cette thérapie barbare puisse avoir la moindre efficacité thérapeutique, deux millions de malades reçoivent encore des séances de ce genre dans le monde. Aux États-Unis, c’est un marché de cinq milliards de dollars chaque année ! Les psychiatres connaissent les effets secondaires des médicaments chimiques qu’ils prescrivent mais ils n’en tiennent pas compte car ce qui est important pour eux n’est pas que le malade guérisse mais qu’il soit calme et obéissant, « normalisé ». Les diagnostics psychiatriques se font d’après des symptômes décrits dans les manuels de psychiatrie qui ont été écrits par des médecins payés par l’industrie pharmaceutique. C’est ainsi qu’un enfant tout simplement actif, curieux et vivant peut être diagnostiqué comme hyperactif et mis sous Ritaline, un médicament dont les effets secondaires sont des arrêts cardiaques, des épisodes psychotiques et des suicides. Des millions d’enfants dans le monde sont soumis à ce médicament qui est une drogue légale aussi toxique que la cocaïne ou l’héroïne mais qui, grâce au lobbying intense des grands trusts pharmaceutique auprès des médecins, de enseignants et des politiciens a pu se répandre comme une traînée de poudre (www.cchrflorida.org). (Lire : Hyperactivité et déficit d’attention de l’enfant : Comprendre plutôt que droguer du docteur Françoise Berthoud). Tous les traitements chimiques font baisser l’immunité et aggravent les maux qu’ils sont censés combattre puisqu’ils privent les patients de l’éducation dont ils auraient besoin pour savoir gérer eux-mêmes leurs émotions et leurs pensées. Au lieu d’éduquer on a préféré mettre les patients dans ces « camisoles de force chimiques » que sont les neuroleptiques et les transformer en zombies pour le restant de leurs jours. Formidable opération financière pour les compagnies pharmaceutiques qui fabriquent ces « médicaments » mais quel drame pour ces millions de malades mentaux privés de toute possibilité de se guérir, ces malades que suivent des psychiatres inconscients, ignorants, persuadés par leurs études et par les informations (et les nombreux cadeaux) des labos qu’il n’y a pas de thérapies valables et scientifiques autres que celles proposées par la chimie toute puissante. La psychoneuroimmnologie,
la sophrologie, l’hypnose, la relaxation, la visualisation, les thérapies par le mouvement, le chamanisme, la gestion des émotions, le rêve éveillé, les psychologies humanistes et transpersonnelles, tout cela est balayé d’un revers de manche. Seuls les neuroleptiques sont admis ! Allez dans n’importe quel hôpital psychiatrique et vous verrez qu’à part un peu d’ergothérapie, parfois, seule la chimie règne !
Dans un proche futur on regardera la psychiatrie matérialiste actuelle comme on regarde les bûchers de l’inquisition du moyen-âge, avec un mélange d’incrédulité et d’effroi. Comment une telle folie a-t-elle été possible ? Dans Eloge de la folie douce Tal Schaller montre comment des malades mentaux peuvent, en apprenant à gérer leur folie, devenir d’excellents thérapeutes. La clé pour libérer les malades mentaux de leur folie est de leur apprendre à gérer leurs émotions sans violence ! Après ce passage par le drame de la psychiatrie matérialiste, allons vers des horizons plus sereins.
VOYAGE AU DELA DE MON CERVEAU
Jill Bolte Taylor est une neuroanatomiste américaine qui, à l’âge de 37 ans, a subi un A.V.C. (Accident Vasculaire Cérébral) dû à la rupture d’un anévrisme qui a entraîné une hémorragie dans l’hémisphère gauche de son cerveau. Voici comment elle décrit ce qu’elle a vécu (dans Voyage au-delà de mon cerveau) : « Les instants ne se succédaient plus les uns aux autres mais demeuraient éternellement en suspens. Un peu comme quand on longe une plage ou qu’on contemple le spectacle de la nature. Rien ne me pressait plus de me lancer dans la moindre activité. J’ai renoncé à l’action au profit de l’être ; à mon hémisphère gauche au bénéfice du droit. Je ne me sentais plus minuscule et insignifiante ou seule au monde mais en expansion infinie. J’ai cessé de penser verbalement pour me contenter de simples images de l’instant présent. Je ne parvenais plus à réfléchir au passé ni à l’avenir : les cellules qui me le permettaient autrefois ne jouaient plus leur rôle. Je ne m’ancrais plus que dans l’ici et maintenant, et c’était magnifique ! La conception que je me formais de moi-même a radicalement changé. L’intuition m’est venue qu’au niveau le plus élémentaire, j’étais un fluide. Tout, autour de nous, et en nous, se compose de particules atomiques en mouvement. Libéré des entraves que lui imposait le mode ordinaire de perception de mon hémisphère gauche, mon hémisphère droit a exulté de se découvrir associé au flux de l’éternel. Je ne me sentais plus isolée ni seule au monde. Mon âme en expansion atteignait les dimensions de l’univers entier en s’ébattant allègrement dans un océan sans bornes.
Un subtil malaise s’instillerait sans doute chez la plupart d’entre nous à l’idée de posséder une âme aussi vaste que l’univers entier, reliée au flux d’énergie qui parcourt tout ce qui est. Et, pourtant, qui oserait nier la réalité des millions de milliards de particules en mouvement qui nous constituent ? Nous ne sommes au fond que des membranes remplies de fluides dans un univers liquide où tout s’agite sans répit. Tout autour de nous se réduit en dernière analyse à un assemblage de molécules de densités variables ; à une combinaison d’électrons, de protons et de neutrons esquissant un incessant ballet aux figures complexes. Tout est atomes. Tout est énergie. Mes yeux ne percevaient plus une mosaïque aux composants distincts. Au contraire, voilà que tout fusionnait ! Je n’analysais plus normalement ce qui se présentait à ma vue. (Ma perception de mon environnement le jour de l’A.V.C. s’apparente assez aux tableaux pointillistes de certains néo-impressionnistes.) Ma conscience en éveil se sentait rattachée à une sorte de flux cosmique. Tout se confondait dans mon champ de vision dont le moindre pixel irradiait d’énergie. Impossible de distinguer les limites entre les objets : ils ne formaient plus qu’un vaste ensemble. Je ne voyais plus en trois dimensions ». Incapable de faire fonctionner son cerveau gauche, Jill Bolte Taylor a dû réapprendre à vivre en passant successivement par les stades de bébé, puis de petit enfant, d’enfant, d’adolescent et enfin d’adulte. Cette reconstruction de ses réseaux de neurones a duré huit années mais lui a permis, en tant que neuroanatomiste, de vivre de l’intérieur les processus d’apprentissage du cerveau. Au sujet des émotions, elle écrit :
« Mon A.V.C. m’a donné l’occasion de prendre conscience de l’impact de mes émotions sur mon organisme. La joie est devenue une sensation à l’intérieur de mon corps. La quiétude aussi. Je ressens aujourd’hui quand une nouvelle émotion prend naissance en moi. Certaines se dissipent aussi subitement qu’elles m’ont envahie. J’ai dû diversifier mon vocabulaire pour les qualifier et, chose remarquable, j’ai découvert qu’il était en mon pouvoir de les laisser s’installer en moi ou, au contraire, de les chasser au plus vite. J’ai commencé à prendre des décisions en fonction de ce que je ressentais. Des émotions telles que la colère, la frustration ou la peur me pèsent. J’ai déclaré à mon cerveau que je n’en voulais plus et qu’il ne devait surtout pas activer les réseaux de neurones correspondants. J’ai découvert la capacité de mon hémisphère gauche à « raisonner » mon cerveau en lui dictant ce qu’il tolère ou pas. Là-dessus, j’ai compris que je ne serais plus jamais la même qu’avant. J’ai désormais mon mot à dire sur ce que je ressens et je m’oppose envers et contre tout à la réactivation de mes anciennes connexions neuronales génératrices de souffrance.
L’attention soutenue que j’ai prêtée à l’incidence de mes émotions sur le fonctionnement de mon organisme a joué un rôle déterminant dans ma guérison. Huit années durant, j’ai observé mon esprit à l’oeuvre en analysant ce qui se passait dans mon cerveau. Chaque jour nouveau s’est accompagné de révélations et de défis à relever. Plus mon passé me revenait en mémoire, plus mon bagage émotionnel refaisait surface. Il m’a fallu réfléchir plus d’une fois à l’opportunité (ou pas) de renouer avec mes anciens modes de pensée. À partir du moment où mon hémisphère gauche a repris du poil de la bête, il m’a semblé naturel d’accuser les autres, ou tout simplement la force des choses, de mon humeur. Je sais cependant que personne ne peut m’obliger à ressentir quoi que ce soit, excepté moi-même. Rien d’extérieur à ma conscience n’a le pouvoir de m’ôter ma tranquillité d’esprit. Celle-ci ne dépend que de moi. Loin de moi la prétention de contrôler tout ce qui m’arrive ! Il n’empêche que c’est à moi et à moi seule de décider du regard que je porte sur mon expérience. »
Elle découvrit que le cycle normal d’une émotion est de 90 secondes : aussi quand elle constate que des réseaux de neurones qu’elle ne parvient pas à contrôler prennent le dessus, elle attend une minute et demie que la réaction physiologique émotionnelle aie le temps de couler hors de son corps, puis elle s’adresse à son cerveau en lui disant avec sincérité : « Je te suis reconnaissant de ta capacité à faire naître en moi des émotions mais celle que tu viens d’éveiller ne me dit rien qui vaille, alors je te prie de passer à autre chose ! » Sa guérison lui permit de mieux comprendre le fonctionnement des hémisphères du cerveau. Elle écrit : « Je me demandais dans quelle mesure la récupération des facultés de mon cerveau gauche me contraindrait à sacrifier le nouveau système de valeurs de mon hémisphère droit et les traits de caractère qui en découlaient. Je ne souhaitais pas renoncer à mon impression de fusionner avec le reste du monde. Loin de moi l’envie de renoncer au nirvana ! Quel prix allait devoir payer la conscience de mon hémisphère droit pour que l’on m’estime à nouveau « normale » ? Les neurobiologistes actuels se contentent souvent de décrire sur un plan purement intellectuel l’asymétrie fonctionnelle de nos deux hémisphères cérébraux sans s’arrêter aux traits de caractère qui résultent de leur spécificité. Avant mon A.V.C., mon hémisphère gauche prévalait sur le droit. Je sollicitais la plupart du temps mes facultés de jugement et d’analyse. Mon hémorragie a détruit les neurones qui définissaient mon ego dans le centre du langage de mon hémisphère gauche en les empêchant ainsi d’étouffer plus longtemps la voix de mon cerveau droit, ce qui m’a permis de relever les différences entre les deux personnalités qui cohabitent à l’intérieur de mon crâne. Les deux moitiés de mon cerveau, non contentes de percevoir le monde ou de réfléchir chacune à sa manière, prônent des valeurs propres au type de données qu’elles traitent. Mon A.V.C. m’a obligée à me rendre compte que mon hémisphère droit abritait une forme de conscience dont dépendaient ma quiétude, ma joie et mon amour pétri de compassion pour le reste du monde. Certains d’entre nous ont encouragé le développement des deux moitiés de leur cerveau : ils optimisent les compétences propres à chacune de sorte qu’elles se contrebalancent au quotidien. D’autres s’en tiennent au contraire à un fonctionnement unilatéral ; ils suivent un mode de pensée rigide et critique (en n’ayant recours qu’à leur cerveau gauche) ou, à l’inverse, se coupent du réel en passant leur temps « la tête dans les nuages » (à l’intérieur de leur cerveau droit). Un équilibre harmonieux entre les tendances associées à chacun de nos hémisphères devrait nous assurer assez de flexibilité sur le plan cognitif pour nous adapter au changement (grâce à notre cerveau droit) sans dévier pour autant du chemin que nous nous sommes tracé (à l’aide de notre cerveau gauche). Apprécier à leur juste valeur et utiliser au mieux nos aptitudes cognitives nous amène à prendre conscience des chefs-d’oeuvre de la vie que nous sommes tous ! Imaginez le monde que nous pourrions créer pour peu que chacun d’entre nous décide de laisser libre cours à sa compassion. Hélas ! La compassion n’a pas souvent voix au chapitre dans nos sociétés. Beaucoup d’entre nous passent un temps fou (et gaspillent énormément d’énergie) à dévaloriser ou critiquer les autres (ou, pire encore, eux-mêmes !). Quand nous nous accablons de reproches, nous devrions nous demander qui, au fond de nous, nous houspille et sur qui pleuvent nos récriminations. Avez-vous déjà remarqué la fâcheuse tendance des pensées négatives à redoubler notre hostilité envers nous-mêmes ou notre anxiété ? Et l’influence pernicieuse de notre monologue intérieur sur nos relations avec nos proches et les réactions que nous suscitons en eux ? En tant que créatures biologiques, nous disposons d’une emprise extraordinaire sur nous-mêmes. Nos neurones communiquent entre eux en fonction de circuits établis, ce qui rend au final leur activation assez prévisible. Plus nous nous concentrons sur un réseau de cellules en particulier, c’est-à-dire plus nous passons de temps à entretenir telle ou telle pensée, plus notre influx nerveux aura tendance à suivre le même parcours à l’avenir.
Mon hémisphère droit ne se soucie que de l’ici et maintenant. Il batifole avec un enthousiasme débridé sans s’inquiéter de quoi que ce soit. Il sourit sans cesse et se montre très amical. Eternellement satisfait, il ne renonce jamais à son optimisme. Il ne juge pas en termes de bien ni de mal ; tout existe de son point de vue dans un continuum ; tout est relatif. Il prend les choses comme elles viennent et s’adapte aux situations telles qu’elles se présentent. Mon hémisphère droit nous considère tous comme membres à part égale de la grande famille humaine.
Mon hémorragie a été une bénédiction pour moi dans la mesure où elle m’a permis de « donner un coup de jeune » aux réseaux de neurones à l’origine de ma joie de vivre. Mon A.V.C. m’a rendue libre d’explorer le monde qui m’entoure avec une curiosité enfantine. C’est mon hémisphère droit qui me souffle que nous formons ensemble la trame du canevas universel des potentialités de l’humanité, que la vie est belle et que tous les êtres qui peuplent notre planète sont merveilleux tels qu’ils sont.
C’est dans mon hémisphère droit que résident mes tendances mystiques, ma sagesse, mes facultés d’observation, d’intuition, de clairvoyance. Mon cerveau droit jouit d’une entière liberté. Il ne se laisse pas entraver par mon passé. Il ne craint pas l’avenir. Il savoure mon existence au quotidien. Il ne se soucie pas seulement de moi mais de la vitalité de ceux qui m’entourent, de notre bien-être à tous au sein d’une même société, et de notre relation avec notre mère la terre. J’ai beau admirer l’ouverture d’esprit et l’enthousiasme dont témoigne mon cerveau droit en prenant la vie à bras-le-corps, mon hémisphère gauche ne me semble pas moins fascinant. Souvenez-vous que j’ai tout de même passé huit années à tenter de le ressusciter ! C’est lui qui associe les informations que me transmettent mes sens aux fabuleuses potentialités qui apparaissent à chaque instant à mon hémisphère droit pour en former une représentation de mon environnement qui me permette d’interagir avec lui. Mon cerveau gauche me sert à communiquer avec le monde extérieur. Mon hémisphère droit pense par juxtaposition d’images tandis que mon hémisphère gauche réfléchit à l’aide d’un langage verbal. Il me parle sans cesse. Son babil me remémore en permanence à quoi ressemble ma vie en entretenant la conscience de mon identité. Si je me considère comme une entité solide indépendante. Mon cerveau gauche s’épanouit en se livrant à des supputations et des calculs incessants. C’est un perfectionniste qui excelle à tenir un intérieur ou à gérer une entreprise. « Chaque chose a sa place, et donc, chaque chose à sa place ! Telle est sa devise. Alors que notre cerveau droit s’attache aux valeurs humaines, le gauche se souciera plutôt d’économie ou de finances.
Mon hémisphère gauche n’hésite pas à se charger de plusieurs corvées à la fois et il prend d’ailleurs plaisir à multiplier les activités. Entrepreneur, dynamique, il se jauge à l’aune du nombre de lignes qu’il a gagné le droit de biffer sur ma liste quotidienne de choses à faire. S’il me fallait qualifier ce que je ressens au plus profond de mon hémisphère droit, j’emploierais le terme de « joie ». Mon hémisphère droit exulte à la seule idée d’être en vie ! Quel n’est pas mon émerveillement quand je songe qu’il est en mon pouvoir de fusionner avec le reste de l’univers en conservant par ailleurs une identité individuelle qui me permet d’évoluer dans le monde en le transformant selon ma volonté !
Si la notion même de joie vous paraît incongrue, rassurez-vous : les circuits de neurones à l’origine d’une telle émotion n’ont pas disparu de votre cerveau pour autant. La suractivité de vos cellules génératrices d’anxiété ou de crainte les inhibe tout simplement. Comme j’aimerais que vous puissiez à votre tour vous débarrasser de votre bagage émotionnel pour retrouver votre joie spontanée d’être au monde ! Le secret de la quiétude consiste à chasser les pensées angoissantes qui nous distraient de l’ici et maintenant et des messages que nous transmettent en permanence nos cinq sens. Notre désir de paix doit prendre le pas sur notre attachement notre souffrance ou à notre ego ou encore sur notre envie de l’emporter à tout prix. Comme le dit cette petite phrase qui me plaît beaucoup : « Vaut-il mieux avoir raison ou être heureux ? » En ce qui me concerne, j’apprécie beaucoup les sensations physiologiques que me procure ma joie de vivre ; c’est pourquoi je stimule souvent les circuits de neurones qui l’éveillent. Plus d’une fois, je me suis demandé : Si chacun de nous a le choix, pourquoi tout le monde n’opte-t-il pas pour le bonheur ? Je ne peux qu’émettre des hypothèses mais il me semble que nombre d’entre nous ne se rendent pas compte que le choix leur appartient, ce qui fait qu’ils n’en profitent pas. Avant mon A.V.C., je me considérais comme un produit de mon cerveau et jamais je n’aurais cru avoir mon mot à dire sur ma réaction aux émotions qui me submergeaient. À un niveau intellectuel, je me savais capable d’orienter le cours de mes pensées mais il ne e serait pas venu à l’idée que je pouvais décider de ce qu’éveillait en moi tel ou tel état d’esprit. Personne ne m’avait avertie qu’il ne fallait qu’une minute et demie aux substances chimiques que sécrète mon organisme pour se dissiper en me laissant de nouveau libre. Vous n’imaginez pas le bouleversement qu’une telle prise de conscience a marqué dans ma vie ! ». Si nous avons cité longuement les propos de Jill Bolte Taylor, c’est parce que sa description du fonctionnement de notre cerveau est à mon sens d’une acuité remarquable. Son témoignage est un merveilleux hymne à la vie qui montre que notre cerveau peut tout réparer dans notre corps et que, par conséquent, nous devons nous délivrer de toutes les croyances limitées, notamment celle de « maladie incurable » qui a conduit tant de gens à abandonner la partie au lieu de se prendre en main pour se guérir ! (Voir Artisans de leur guérison de Ch. Tal Schaller).
LE CHAMANISME, UNE VOIE ROYALE VERS L’EPANOUISSEMENT
Sous l’impulsion dynamique de Patrick Dacquay (auteur de Le chaman blanc) nous avons créé un cercle de sagesse avec une vingtaine d’enseignants en chamanisme francophones. Ensemble, nous avons organisé un grand festival chamanique en mars 2008 à Trimurti, près de Saint Tropez, avec des chamanes venant de Sibérie, d’Amérique du Nord et du Sud, des pays scandinaves etc. Cette manifestation connût d’emblée un grand succès en attirant plus de 1500 participants. Le second festival a eu lieu en mars 2009 et il a attiré plus de 2000 personnes. En 2010, il a eu lieu du 11 au 14 mars avec un succès renouvelé. (www.chamanisme.fr) et (www.trimurti-seminaires.fr).
L’objectif de notre cercle de sagesse est d’affirmer :
L’universalité de nos pratiques,
La fraternité de nos multiples traditions,
La complémentarité nécessaire des différents peuples,
Le devoir de créer des ponts avec tous les peuples de la planète,
L’obligation de transmettre à l’ensemble de nos frères humains l’urgence
d’une révolution de conscience concernant notre Grand-Mère Terre et
notre Grand-Père Ciel, vu l’éminence des dangers qui menacent notre
planète par l’irrespect de ses enfants,
L’importance vitale de faire rayonner la sagesse chamanique en Europe
et dans le monde.
Dans notre brochure de présentation, on peut lire : « Le chamanisme ancestral est une tradition spirituelle très ancienne émergeant de l’origine de l’humanité. La conscience chamanique signifie être en interrelation avec toutes les forces de la création (terre et ciel) sans jugement de hiérarchie. Elle permet de s’ancrer à la Terre et de retrouver ses racines spirituelles. Le chamanisme ancestral n’est pas une religion. C’est un état d’être qui ne peut se limiter par des structures ou des dogmes, car la connaissance universelle passe par la connaissance de soi. La pratique du chamanisme amène une redécouverte de la force de vie, l’ouverture progressive du coeur et l’éveil de la conscience. Elle favorise l’émergence de sa nature profonde, de son instinct et d’une simplicité retrouvée. C’est aussi l’interaction avec les diverses vibrations émises par la création pour la guérison des âmes malades. La pratique chamanique insère l’être humain dans l’ensemble de la création, comme un enfant qui ferait partie d ‘une grande famille. Cette conscience ancestrale est aujourd’hui réactivée grâce aux derniers peuples traditionnels de la planète. Ils ont su conserver cette communion avec les esprits des différents règnes de la Terre (minéral, végétal, animal et humain), ainsi qu’avec les énergies célestes (guides, maîtres spirituels, grands ancêtres…). Le mot « chaman » est originaire de Sibérie. Il a été généralisé pour désigner les hommes et femmes-médecine à travers la planète. Toutefois, chacun possède son appellation propre selon sa culture. Depuis l’aube des temps, les chamans savent entrer en contact avec les esprits et ont accès à la sagesse conservée dans la mémoire de l’humanité. Ils se mettent au service de la collectivité pour servir de ponts entre les mondes. De plus en plus d’occidentaux commencent à remettre en doute la pertinence d’une pensée matérialiste absolue et celles des dogmes religieux. Une aspiration à retrouver une simplicité spirituelle, en dehors de toute structure et en respect avec la nature, se fait sentir. »
En fait, les chamanes cherchent à se délivrer de tous les jeux de pouvoir auxquels nous avons consacré notre temps et nos forces pendant tous ces siècles où la peur nous a fait perdre notre souveraineté personnelle pour nous confier à des dirigeants inconscients. Nous avons préféré l’amour du pouvoir au pouvoir de l’amour, nous avons cru qu’il était impossible d’avoir sa place sans prendre celle d’un autre, nous avons lutté pour survivre en oubliant de vivre, nous nous sommes égarés dans les labyrinthes de croyances intellectuelles totalement coupées de lois universelles de paix et d’harmonie. Pourtant, de grands Esprits sont venus nous rappeler : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ! » Aveuglés par nos idées matérialistes, nous avons multiplié les guerres et pollué la Terre et nos corps sans vergogne.
Tout ce passé douloureux a un sens, celui de nous amener à l’éveil spirituel : enfin nous souvenir que nous sommes des êtres de lumière, des chamanes multidimensionnels qui peuvent voyager d’un monde à l’autre, des individus merveilleux, dotés de potentiels magnifiques, des « Petits Dieux » porteurs du même amour infini que le Père Créateur et la Mère Cosmique, de la même force créative qui et à l’origine de tous les univers, de ma même intelligence qui maintient en harmonie toutes les formes de vie, de la même joie de vivre qui est la signature de tous les êtres conscients… Nous ne pouvons pas découvrir notre véritable nature à travers un modèle de réalité purement physique. Ce n’est pas qu’il soit faux en lui-même, simplement il n’est pas assez grand ! En élargissant notre perception, nous comprenons ce que les chamanes de tous les pays, les mystiques chrétiens, bouddhistes ou hindous, les physiciens quantiques et les scientifiques qui se sont penchés sur les phénomènes paranormaux affirment, à savoir que nous sommes des êtres multidimensionnels, connectés avec l’univers entier et vivant simultanément dans les réalités matérielles, émotionnelles, mentales et spirituelles. Nous sortons de la dualité, ce qui nous permet d’aller au delà du « Je » pour vivre le « Je suis » universel. Nous dépassons la scission et l’éclatement
en particules individuelles du chemin matérialiste de l’humanité. Nous entrons dans le « Je suis la Conscience ». En étant simplement attentifs à l’ici et maintenant, instant après instant, nous pouvons engager ce processus d’expérimentation de la conscience universelle en nous. Nous ne sommes pas un corps constitué d’un seul bloc mais une communauté de cellules individuelles en constante interaction. Nous pouvons étendre ce concept à l’humanité, qui est un corps composé de milliards d’individus en communication interactive. Nous participons alors avec passion à l’émergence d’une société délivrée des guerres du passé, une humanité pacifique et rayonnante de sa sagesse retrouvée ! Libérés de la peur, nous explorons les réalités immatérielles comme le font les chamanes depuis la nuit des temps. Du coup la communication avec les êtres vivant dans les mondes de lumière devient aussi facile que d’utiliser un téléphone portable. Nous ne sommes alors plus livrés aux folies de notre intellect dont les concepts limités nous ont enfermés dans la souffrance mais à nouveau guidés par la sagesse des êtres plus évolués que nous sur le plan spirituel. N’est-il pas temps de co-créer tous ensemble une société de paix, d’abondance, de partage, de santé illimitée et d’unité dans la diversité ? Tal a décrit les prodigieuses découvertes que le chamanisme permet de faire dans l’Univers des chamanes dans lequel il raconte trente années de rencontres avec des chamanes de tous les pays et d’exploration des mondes non matériels, trente années de synthèse des acquis des chamanes avec les recherches de la science moderne.
Johanne dans « La chamane sauvage » décrit le chamanisme pratiqué dans les régions reculées de Madagascar. Une petite fille (Johanne) tiraillée entre sa famille protestante et son attrait pour les chamanes qui, peu à peu, vont l’adopter et l’initier à la magie des chamanes, ces merveilleux intermédiaires entre le monde matériel et les mondes spirituels. Passionnant document sur le monde inconnu des chamanes malgaches, texte d’une intense poésie qui montre comment les réalités immatérielles deviennent une vérité incontournable pour ceux qui acceptent de sortir des prisons de l’intellect rationnel. Avec un très belle préface du physicien Philippe Bobola qui affir- me : « Avec émerveillement j’ai découvert que les expériences relatées par Johanne corroboraient quasiment en tous points les théories les plus avancées de la physique moderne ! »
Puissiez-vous ami lecteur, avec toutes ces informations, faire de votre vie une aventure enchantée dans laquelle les émotions ne font plus souffrir, ni vous ni les autres, mais coulent comme une magnifique rivière qui apporte la vie partout où elle serpente !